Burundi: Moins de pauvreté et de faim en milieu rural, c’est possible !

140915 Enfants pauvresA quelques mois de la date-butoir des Objectifs du Millénaire pour le Développement, le Burundi est encore très loin d’avoir éliminé l'extrême pauvreté et la faim, le premier des 7 OMD.

Selon le PNUD-Burundi, pour atteindre la Cible 1 de cet OMD (réduire de moitié d’ici 2015, la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour) et la cible 2 (réduire de la proportion de la population qui souffre de la faim d’ici 2015), le défi du Burundi était dès le départ d’atteindre une croissance économique d’au moins 7%. Or, cette croissance tourne toujours autour de 4%, une performance non-négligeable mais toujours insuffisante et fragile. Pour être plus précis, les données du ministère des finances montrent que l’année 2013 a été caractérisée par un taux de croissance de 4,8%, certes une amélioration de 0,6% par rapport à 2012, mais les prévisions du CSLP étaient de 6,6 %. Ainsi, les défis en matière de pauvreté et de faim restent immenses.

Notons qu’il a fallu attendre la fin de la guerre civile, qui a profondément perturbé les activités agricoles, pour s’attaquer à la pauvreté et à la faim. Un objectif qui passe par l’amélioration de la production agricole dans ce pays où les revenus de 90% de la population proviennent de l’agriculture.

Durant la période post-conflit, dans certaines régions du pays, les récoltes agricoles sont constamment perturbées  par des vagues de sécheresse ou des pluies torrentielles. De plus, les terres sont devenues de plus en plus ingrates et leur atomisation s’est accentuée au fur des années, hypothéquant ainsi l’accès à la terre suffisante pour beaucoup

140915 Ppinire Agakura
Les jeunes couples leaders paysans 
d’AGAKURA ASBL encouragent
l’agroforesterie dans les ménages
des groupements de Makebuko et
Itaba. La pépinière est une autre
source de revenus.

de ménages désireuses de produire. Tout cela s’ajoute au fait que les politiques agricoles du Burundi n’ont pas protégé la très fertile plaine d’Imbo qui est constamment réduite en peau de chagrin par des constructions due à l’urbanisation conséquente à la forte démographie et à l’exode rural.

Cette situation affecte la grande majorité de la population qui dépend des cultures vivrières.

La FONCABA contribue à l’élimination de la faim au Burundi en appuyant AGAKURA "Jeunesse Providence" asbl, un partenaire local qui apprend aux jeunes couples paysans modèles, des techniques de production agro-écologiques rentables sur de petites surfaces.

Erick-Bayard Rwantango,
Collaborateur en Gestion et Communication projets FONCABA