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Vers deux repas par jour

AIBEF Rcolte mas

Dans les mêmes groupes, AIBEF a soutenu les micro-réalisations dans le domaine du petit commerce au moyen des fonds de crédits rotatifs et des infrastructures pour le stockage et la vente des produits (dépôts et étalages de vente) sous la propriété et la gestion des populations.
A Bugobe, à Ciherano, et actuellement à Mwenga (localités Sungwe et Ngando), et bientôt à Nzibira et Nindja, AIBEF accompagne la production par l’appui dans les unités de transformation des récoltes, notamment le moulin et le décortiqueur à paddy. Ces unités sont aussi des moyens pour donner une plus-value aux produits des paysans.

Actuellement des familles membres des groupes organisés, partenaires des organisations de développement, qui n’avaient rien, dont les enfants n’étaient pas scolarisés, ont recouvré le droit de produire et de jouir de leurs récoltes ; d’autres ont maintenant des activités qui leur permettent de partager des bénéfices, de gérer des stocks et des recettes. Dans les familles appuyées, deux repas par jour sont maintenant possibles.

Défis pour les autorités

Il reste, cependant, le problème de la propriété foncière, des faibles superficies et terres cultivables, ainsi que des pertes subies par les paysans sur les barrières érigées par les soldats et par les taxes au marché. Il en est de même des aléas climatiques qui affectent la production et le calendrier agricole. Là où il y a des terres fertiles et suffisantes, comme à Mwenga, les défis des routes d’accès, des intrants, de la formation et de la mobilisation au travail sont à surmonter.

D’autre part, le droit à la nourriture suffisante et décente doit encore être compris et garanti par les pouvoirs publics. Les paysans attendent que ces derniers ramènent la paix, la sécurité, la fin des tracasseries, les appuis et les facilités nécessaires à la production vivrière et au développement.

 

 Angèle Bahige, Secrétarier Exécutive de l'AIBEF, Bukavu, Mai 2012