"Le sacrifice des filles pour l'éducation des garçons"

Béatrice M’Buhendwa, 47 ans, Kaniola:

Batrice MBuhendwa 1

"Je considère indifféremment les garçons et filles. Je leur achète indistinctement les habits. Je les nourris de la même façon, et dans la plupart des fois, dans une même assiette. En ce qui concerne la scolarisation, notre foyer ne dispose pas d’assez de moyens, c’est la raison pour laquelle nous privilégions l’éducation des garçons. Et d’ailleurs, il est dit : "Omulume ye cubaka" c'est-à-dire que c’est l’homme qui construit. Les filles m’aident dans les travaux champêtres. Je commence ainsi à les initier et à les préparer dans leurs vies de futures mères de famille."