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EstDRC Oct2013 10
 
 
EstDRC Oct2013 04
 
 
 

Les populations villageoises concernées ne consomment plus l’eau de cette rivière et n’y abreuvent plus leurs bêtes. Elles sont aujourd’hui obligées d’aller à plus de 10 kilomètres pour trouver de l’eau. Les autorités font la sourde oreille. Les villageois se retrouvent sans défense. Leur inquiétude grandit. Le risque d’embrasement aussi. Les communautés perdent confiance dans l’autorité coutumière locale. Des activistes membres de la société civile locale dénoncent ces violations des droits fondamentaux des villageois par BANRO Mining au péril des poursuites ou des intimidations et des arrestations. Du côté de Twangiza, trois membres des groupes de base du partenaire Juste Cause Congo sur place en ont fait les frais. Ils ont été emprisonnés avec pour motif d’« avoir sensibilisé des familles de Luwinja de refuser l'indemnisation proposée par la société BANRO mining ».

Des bénéfices gigantesques des méga exploitations minières: à quel prix écologique et de santé publique?
Le geste de BANRO mining est loin de résoudre les problèmes environnementaux. BANRO utilise aussi des méthodes d'exploitation qui dénaturent très sérieusement les paysages du Sud-Kivu.

Pour tamiser touts les minerais du sol, BANRO utilise des méthodes modernes qui laissent des images effrayantes de l’environnement du futur. Au début de 2012 sur la route BANRO, à la frontière du territoire Kaziba et Walungu, des Congolais font de l’humour sur ‘avant-goût de BANRO cadastre-désastre’ ou ‘les contemplations de l’héritage BANRO’. En 2020, le Sud Kivu montrera des paysages sans vie.

Même si BANRO est un opérateur économique et employeur important dans la région, il persiste des indices sérieux de conflits latents. Lire l’analyse: Gestion des ressources naturelles: forêts et mines