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RD Congo: Projet de biscuits par les femmes à Kananga

150623 Photo 1 Transformation BSCT13 Mars 2015. Du 22 janvier au 10 février 2015, Marie-Bernadette Zubatse, directrice de la FONCABA, est allée en mission à Kananga au Congo. Elle est passée par Kinshasa où elle a rencontré le RODHECIC, son partenaire stratégique en droits humains et éducation civique, un des moteurs de la société civile, ainsi que d’autres partenaires. Ensuite, elle a  pris l’avion pour Kananga, au centre du pays, afin de lancer officiellement un projet du mouvement des femmes Bamamu Tabulukayi: 

Pour l'appuyer: Votre don fait la différence.

"Apprentissage des femmes à fabriquer des biscuits artisanaux à base de maïs et de niébé". Elle a travaillé avec des femmes fortes et engagées qui prennent leurs responsabilités dans leurs familles et dans leurs communautés villageoises et de  quartiers. Elles  s’impliquent efficacement à la dynamique de la transformation sociétale durable. Des signes d’espoir pour l’avenir du Congo.

Kananga, une ville enclavée au Centre du Congo

150623 Photo 2 Ville Kananga

La liaison Kinshasa vers Kananga se fait avec le seul vol de la Compagnie Africaine d'Aviation (CAA). Imaginez donc ce qui se passe lorsqu’il y a un pépin quelconque! C’est devenu ‘air peut être’. Les Congolais le prennent avec philosophie.

A l’aller comme au retour, l’avion avait plus de huit heures de retard. Le manque de communications sur les raisons du retard est regrettable. Certaines personnes attrapent des crises et perturbent celles qui essayent de deviner les raisons du retard. Finalement, une fois au lieu de destination, on apprend les raisons vraies ou fausses, impossible à vérifier.

Ce n’est pas facile

150623 Photo 3 Linda et Trsor

Certes le métier du développement est plein d’embuches. Mais, les missions de terrain sont aussi des périodes d’apprentissage et de ressourcements.

Combien de fois n’ai-je pas entendu qu’il y a tant de problèmes et que la situation ne change guère. N’est-ce pas aussi vrai que ce qui n’est pas facile doit nous pousser à dépasser nos limites!

De fait ce n’est pas facile. Et c’est clairement visible, dans les villages et les quartiers de pauvres gens.

Cette situation amène les enfants à mettre aussi la main à la pâte pour la survie. Certains d’entre eux se débrouillent en faisant la petite vente ambulante...

Ainsi, Linda (photo à gauche) vend des chenilles pour payer ses frais scolaires. Et Trésor (photo à droite), âgé de 15 ans (mais qui en paraît huit), fabrique des balais à base des feuilles de palmiers pour pouvoir payer son minerval. Il explique qu’il loge chez une tante pauvre, qui a des difficultés de le nourrir avec son frère et payer les  frais scolaires. Il dit qu’il ne faudrait pas s’étonner de sa ‘taille’ car il étudie en 3ème année du secondaire à l’Athénée de Kananga et non pas en troisième année primaire. Ses parents, partis chercher du diamant et de l’or à Tshikapa l’ont envoyés avec son grand frère, vivre chez une tante qui habite dans la commune de Nganza (à dix kilomètres de Kananga). Pour pouvoir payer son uniforme et ses frais scolaires, son frère lui a appris à fabriquer des balais. C’est ce ‘petit business’, dit-il, qui lui permet de gagner un peu d’argent. Lorsqu’il a un surplus, il aide sa tante en payant des condiments pour la sauce. C’est cela aussi la ‘SOLIDARITE’. Il dit que ceux qui "me voient avec des balais sur la tête ne savent pas que je suis un futur intellectuel".