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Des défis toujours en chantier et d’autres non-moins cruciaux et pris en considération 

Quelles que soit les nouvelles priorités après 2015, la mère de tous les défis est le droit d’alimentation, la souveraineté alimentaire et la réduction de la pauvreté. Si on parvient à tenir ce défi, on aura résolu certains problèmes transversaux. Cela passe par une re-définition du ou des mode (s) de production: en effet, il existe une opinion selon laquelle certains problèmes actuels résultent de l’échec du modèle de développement occidental qui a conduit à la dégradation de l’environnement et à la destruction de l’équilibre écologique.

Les interventions et les discussions allaient dans le sens du point de vue de l'Équipe spéciale des Nations Unies sur l’agenda de développement de l’après 2015. Tous trouvent que les OMD n’ont pas couvert des problèmes d’actualité comme l'emploi productif, la violence contre les femmes, la protection sociale, les inégalités, l'exclusion sociale, la biodiversité, la santé reproductive et les complexités liées à la dynamique démographique, à la paix et la sécurité, à la gouvernance, à l'État de droit et aux droits humains. Par ailleurs, la malnutrition et la pauvreté persistent. Des efforts pour lutter contre le VIH/SIDA ont été réalisés, mais cette maladie reste un danger pour des centaines millions des gens.

Les maladies non transmissibles comme les maladies cardio-vasculaires, les maladies respiratoires chroniques et le diabète progressent et n’ont pas été pris en compte par les OMD. Les désastres et phénomènes naturels qui déstabilisent certaines régions du monde (tsunami, ouragans, tournades, tremblements de terre etc ) qui ont entraîné des retards dans la réalisation des OMD n’ont pas été inscrits dans les OMD.

Au Centre Agakura Nov 2013

La FONCABA concourt à réaliser l'OMD
de lutte contre l'extrême pauvreté et
la faim en appuyant ses partenaires
locaux qui la population pour qu'elle
améliore ses savoirs et savoirs faire
en pratiques agro-écologiques.

En ce qui est de l’écologie, Monsieur Jean-Pascal van Ypersele, professeur à l’université Catholique de Louvain et vice-président de l’IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change) a fait remarquer qu’il ne peut y avoir de développement durable sans climat favorable et vice-versa. Dans la même lignée d’idée, il a souligné l’importance de l’énergie, de l’alimentation, de l’eau, de la qualité de l’air et des sols pour un développement durable et environnement humain sain.