Index de l'article
La promulgation d’une loi créant une Commission de vérité et réconciliation ainsi qu’une loi mettant en place les chambres spécialisées pour juger les violations des droits de l’Homme et les crimes internationaux commis avant la création de la Cour pénale internationale (CPI) en attendant que l’indépendance du juge congolais ne se confirme.- La promulgation d’une loi criminalisant la création des milices camouflées sous le couvert des groupes clientélistes de jeunesse des partis politiques, sur tout le territoire de la République démocratique du Congo, afin de lutter contre l’insécurité en milieux ruraux et urbains.
- La promulgation d’une loi sur les manifestations publiques pour mettre fin à l’arbitraire dans ce domaine.
- L’accélération du processus de décentralisation. Celle-ci a été voulue pour matérialiser la démocratie en donnant le pouvoir à la base. Mais tous les délais de mise en œuvre des étapes nécessaires pour son effectivité ont été dépassés et même les élections municipales et locales n’ont jamais eu lieu. Entretemps dans certaines provinces, comme celle du Katanga, pèsent déjà des menaces sécessionnistes. La dernière campagne du Président de l’Assemblée provinciale en faveur de l’instauration du fédéralisme en dit long. C’est pour stopper ces élans qu’il faut aller vite avec la décentralisation.
- La résolution officielle des questions foncières dans l’Est du pays. Il nous semble que la question foncière reste épineuse au Kivu et serait à la base des soubresauts guerriers et de l’instabilité qu’on y vit. Il est donc important de ne pas la survoler.
Si nous pouvons convenir sur le fait que détruire c’est facile alors que construire est une tâche de longue haleine et demande beaucoup de sacrifices, nous pouvons modestement reconnaître que ce que nous proposons n’est pas une panacée mais peut bien apporter quelques changements qui peuvent favoriser une autre dynamique à partir de laquelle nous pouvons espérer un Congo meilleur, « plus beau qu’avant ».
Fabien MBAYO, Comité africain des éducateurs aux droits humains (CAEDH), Lubumbashi, octobre 2012






