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Est de la RD Congo: Les défis de la paix

Ndala 15 jan 2014

Une accalmie tant attendue

Après de longues années d’insécurité et d’affrontements, une page semble être tournée. Le groupe armé rebelle M23 semble être neutralisé.

Cette neutralisation est suivie par l’engagement Ses leaders se sont engagés à abandonner définitivement la lutte armée et à se transformer en un parti politique. La population congolaise est dans l’euphorie. Elle n’est pas habituée à ce que les FARDC (armée congolaise) remportent la moindre victoire. Avec la fin des hostilités, une lueur d’espoir de paix apparaît à l’horizon. La Communauté internationale semble décidée à mettre un terme à l’existence des bandes armées et elle fustige les pays qui soutiennent activement ces bandes armées. Ainsi l’ONU a-t-elle décidé de mettre plus de moyens opérationnels, notamment la brigade chargée de traquer ces bandes armées,  avec l’appui des drones qui surveillent la frontière. Le gouvernement congolais semble aussi avoir compris qu’il faut mettre sur pieds un commandement plus opérationnel et plus intègre.

La fin de la guerre?

Patrouille mixte FARDC et Casques Bleus 15 jan14
Patrouille mixte FARDC et Casques
Bleus à Mbwavinya, Nord-Kivu
 

Le gouvernement de la RDC et le M23 ont signé des documents qui concluent leurs pourparlers qu’ils avaient commencés en décembre 2012 à Kampala. Raymond Tshibanda N'tunga Mulongo, ministre congolais des Affaires étrangères, prend acte de la déclaration du M23. Il annonce sa détermination à faciliter le M23 dans la mise en pratique de son engagement et à lancer un programme de démobilisation, de désarmement et réinsertion sociale des anciens rebelles. Le Programme de Stabilisation et de Reconstruction des Zones sortant des conflits armés (STAREC) sera réactivé. Il présentera également au Parlement un projet de loi d’amnistie pour les combattants du M23. Le gouvernement a été clair que cette amnistie ne concerne pas les combattants impliqués dans les crimes de génocide, les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité, le détournement de deniers publics, l'enrôlement d'enfants soldats, les violences sexuelles. Cette mesure devrait concerner aussi les éléments des FARDC qui seraient impliqués dans ces crimes pour qu’ils ne soient pas à l’abri des poursuites,. Ce n’est n’est pas mentionné dans le document gouvernemental.