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Dplacs de guerre 15 jan 2014
La paix, la sécurité et les droits humains 
sont une garantie nécessaire pour que 
les déplacés de guerre rentrent chez
eux et vaquent à leurs occupations

La communauté internationale devrait sanctionner les individus et les pays qui soutiennent les rébellions. Elle doit aussi appuyer des initiatives locales de paix dans les territoires éprouvés par la guerre pour les stabiliser et construire la paix. La FONCABA n’a pas attendu et a déjà bouclé un projet de construction de la paix avec 4 partenaires au Sud-Kivu. Elle s’apprête à lancer un autre projet d’éducation à l’action citoyenne en faveur de la décentralisation et de la gouvernance dans la même région.

Actuellement, l’euphorie liée à la neutralisation du M23 cache une réalité. Si la victoire des FARDC a boosté le moral des militaires congolais et réhabilité la confiance de la population en son armée et en la MONUSCO, ce n’est qu’une bataille de gagnée et non pas la guerre.  En effet, il y a encore des groupes armés à neutraliser, notamment
les FDLR, les ADF-Nalu et des Maï Maï.

Ainsi, il y a des affrontements qui sont encore en cours avec les ADF-Nalu. Beaucoup de familles fuient par milliers la situation d’insécurité. Elles doivent alors survivre dans
des conditions précaires, souvent sans aucune assistance, sans nourriture et dans des conditions hygiéniques tellement alarmantes qu’elles se retrouvent exposées à des maladies. Des massacres et des enlèvements s’en suivent aussi.

Suite à la neutralisation du M23 et la poursuite des autres groupes armés, le Nord Kivu a enregistré la reddition d’environ 2000 ex-combattants issus de plusieurs rébellions. Ils ont été accueillis dans des centres qui ne sont malheureusement pas suffisamment équipés pour subvenir à leurs besoins d’eau potable, de latrines et d’hygiène. Ainsi, les ex-combattants sont exposés à des maladies.

Mais à peine défaite, le M23 serait entrain de se reconstruire . Selon Martin Koebler, Chef de la MONUSCO, le M23 est entrain de recruter des jeunes gens au Rwanda
pour recommencer la guerre. Des individus armés que la population croit être des combattants du M23 auraient déjà échangé des tirs avec des éléments des FARDC.

Et que dire des combattants des groupes armés qui se rendent aux FARDC ou à la MONUSCO sans leurs armes. A quoi serviront les armes qu’ils ne présentent pas?