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Quelques signes de la paix 

Donner une chance  la paix 15 jan 2014 sss

Des jeunes filles chantent lors d’un
"Concert de la Paix" organisé le
30/11/2013 à Goma à l’occasion des
activités marquant la célébration de
la Journée internationale des Volontaires

 

La population retourne chez elle en confiance à cause de la présence des FARDC et des éléments de la MONUSCO qui ont sécurisé les villages.
Quelques activités économiques reprennent: les marchés reprennent leur rythme progressivement, comme celui de Goma Virunga. Malgré les relations tumultueuses au sommet entre le Rwanda et la RD Congo, on observe la reprise des échanges entre les populations rwandaises et congolaises: les vendeuses de fruits et de légumes du Rwanda traversent la frontière pour aller vendre leur récolte au grand marché de Goma Virunga au Congo. Des ouvriers rwandais reprennent le chemin vers le Congo pour chercher du travail et gagner leur vie. Des petits commerçants congolais entrent au Rwanda pour vendre souliers, vêtements et autres petits matériels au marché de Gisenyi. Ils reviennent avec des denrées alimentaires qui font défaut à l’Est de la RDC. 

Des stigmates de la guerre persistent

Les dégâts liés à la guerre requièrent la reconstruction. Beaucoup de maisons et d’infrastructures ont été détruits lors des affrontements, lors des chasses à l’homme ou par punitions aux habitants qui ne se soumettaient pas à l’autorité du M23.

Dans certains endroits, la sécurité n’est pas entièrement garantie à cause de la présence de miliciens ou de voleurs. Dans les zones qui ont été touchés par les affrontements, les activités agricoles n’ont pas encore repris: Le M23 aurait laissé des mines dans les champs et des villages périphériques de la ville de Goma. Depuis la réouverture des écoles, certains parents hésitent à envoyer leurs enfants à l’école non seulement par traumatisme, mais aussi par peur des mines laissées par les combattants du M23. Cette situation prévaut  surtout dans les villages de Kibati et Kanyaruchinya. Le déminage demande beaucoup de patience et prend une longue période. Entre-temps, la sécurité alimentaire reste menacée pour longtemps.

En outre, la méfiance est perceptible dans certaines communautés. Les habitants qui ont fui l’occupation du M23 et qui retournent dans leurs communautés traitent ceux qui sont restés de traîtres et de "collabos". Une pacification des esprits est nécessaire pour ressouder le tissu social. C’est le défi de la réconciliation.

Erick-Bayard Rwantango,
Collaborateur FONCABA à la Gestion des Projets et des Bourses.
Article rédigé à partir des informations de Radio Okapi, la MONUSCO,
International Crisis Group et la Page Facebook des FARDC.