Les jeunes, comment vivent-ils les conflits dans leur pays?
Un projet sur la construction de la paix au Burundi, ce n'est pas superflu car la paix est toujours très vulnérable. Frédéric Njebarikanuye, de CEAL a interviewé quelques jeunes Burundais. Qui sont-ils ? Comment vivent-ils les conflits dans leur vie de tous les jours et quel est leur modèle dans la vie ? Voient-ils un rôle pour eux-mêmes dans la construction de la paix?
Durant 10 semaines nous avons présenté chaque lundi un autre jeune.
Solange (21), Bugarama "Il faut que le gouvernement lutte contre l'impunité et ne se mêle pas dans le travail de la justice."

Médissa (16), Gihosha "Il faut mener les gens à oublier les choses du passé afin de ne pas se venger"

Raïssa (19), Mussaga "Malheureusement les habitants des régions en conflit sont entrainés dans la logique des leaders, ne connaissant pas leurs mobiles cachés."
Ange (16) Gihosha "Pour résoudre des conflits il doit y avoir une bonne communication"
Marie-Louise (25), Kinama "Des jeunes avec qui je ne m'entends pas bien à l'école sont notamment les jeunes adeptes d'autres religions parce qu'ils nous agressent et nous dénigrent."

Jean Pierre (20), Kinama "Il faut un dialogue entre les parties en conflit, en présence d'un sage qui leur fait comprendre la responsabilité de chacun"

Edna (18) Kanyosha (Bujumbura) "J'explique les tensions par la pauvreté qui règne dans le pays. Les gens veulent trouver les moyens de survivre par force."

Alain Médard (18) Buyenzi (Bujumbura) "Il ne m'est jamais arrivé d'avoir des tensions avec mes parents"
Wilfried (19), Gihosha (Bujumbura) "Les gens sont massacrés parce qu'ils n'ont pas la même idéologie"
Nadine (19), Buganda (Cibitoke) "Il faut des enseignements pour la population afin d'oublier ce qui s'est passé pendant la guerre"





