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Sous les tropiques, certaines plantes  cultivées pour leurs fruits ou leurs graines,  ont aussi des feuilles consommables. Ce n’est pas le cas dans les climats tempérés. Dans nos pays en Europe, il n’y a pas, d’arbres dont on puisse cueillir les feuilles et les manger crues directement comme on peut le faire pour le néverdier (moringa olifeira pour les botanistes). On ne mange pas non plus les feuilles de haricots comme on peut le faire pour le niébé sous les tropiques. De fait, chez le néverdier et le papayer ; les jeunes feuilles, les graines ou les fruits sont très riches en éléments nutritifs. Ils sont consommés crus ou légèrement cuits. Le néverdier est aussi appelé ‘arbre miracle’ pour ses vertus diététiques, médicales et agronomiques.

Soupes d’orties et salades de pissenlit, modèles !

En Europe occidentale, s’il arrivait encore des restrictions alimentaires que les pays ont connues pendant la Seconde Guerre Mondiale, les gens ne manqueraient pas de consommer de nouveau les soupes d’orties ou des salades de pissenlit. Dans les pays victimes de famine et de kwashiorkor, on pourrait aussi utiliser des plantes locales équivalentes des orties et des pissenlits.

En général, la "boule nationale" à base de manioc ou de maïs est le plat principal en Afrique sub-saharienne.  Si la quantité de farine de manioc ou de maïs  disponible est insuffisante, une bonne quantité de légumes feuilles peut aussi fournir un complément utile de calories, comme on le constate dans les périodes de famine.

Ne peut-on pas dire au sujet de l’accompagnement que, les adultes recherchent une base pour des épices qui donnent du goût à la pâte et pas tellement la quantité. Alors que les enfants qui ne supportent pas la nourriture trop épicée, y trouvent une quantité suffisante  de légumes conformes à leurs besoins, leur goût et à leurs petites dents.

Textes  de P. Léo Duvieusart, sj.